J’ai eu une séance avec mon coach tout à l’heure et il me demandait comment j’allais. Je lui ai répondu en image :
Je me sens comme si ces derniers mois, j’avais été dans une grande machine à laver. Et là, je viens de me faire éjecter, littéralement. J’ai mes affaires autour de moi, mais elles ont rétréci au lavage. Du coup, je suis à poil et je ne sais plus comment m’habiller. C’est inconfortable mais en même temps beaucoup plus posé que l’intérieur de la machine.

J’ai aussi l’impression d’avoir été dans une mer agitée, tumultueuse, parfois. Et que je viens de me faire rejeter sur le rivage, enfin. J’ai perdu mes vêtements, évidemment. Je suis encore sonnée mais je lève les yeux et je vois que je suis arrivée sur une île ensoleillée, verte et luxuriante. Je suis de l’autre côté de la rive. Mais j’ai pas de carte. Va falloir improviser !

 

Pour clore « définitivement » ce cycle, voici un petit bilan de ma trentième année ! C’est parti (l’ordre est totalement aléatoire) !

 

Pendant ma trentième année, j’ai appris (ou ré-appris) que :

 

1° La plupart des choses que je fais aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’il y a un an et demi. C’est fou comme j’apprends ! Je me fais des p’tites frayeurs aussi.

2° D’ailleurs, les termes comme clé API, KPI, opt-in, RGPD, growth-hackers, tunnel de vente… n’ont plus de secret pour moi (presque…) !

3° Les montagnes russes émotionnelles de l’entrepreneuriat, c’est pas de la tarte ! Avant je disais « un jour je suis top of the pop, le lendemain, je suis au fond de mon lit. » Et déjà, ça me semblait très inconstant. Maintenant je dis « Une minute je suis la reine du monde, celle d’après je suis en position PLS » (true story).

4° Le doute, l’incertitude, l’inconfort, l’insécurité, etc. font partie de mon quotidien. Vu le chemin qui s’annonce, j’ai pris le parti d’apprendre à flirter avec. Et quand je n’y arrive pas, il y a toujours la position PLS.

5° L’allemand, c’est encore plus compliqué que l’entrepreneuriat

6° La vie est éphémère, et te débattre contre cette évidence n’y changera rien.
Je l’ai senti dans ma chair et mon corps, cette frontière tellement fine entre la vie et la mort. Et pourtant, encore aujourd’hui, je l’oublie parfois.

7° « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » : j’ai appris (j’apprends encore) l’effondrement de mes certitudes.

8° La petite Elina sage, en recherche de perfection a fait son temps. Je sais qu’elle poussera toujours un peu des coudes parfois mais c’est plus elle qui conduit. Non mais oh ! (en vrai je l’aime bien mais il y a besoin de sang frais dans cette nouvelle phase)

9° Je ne pourrai pas me passer de mon corps. Oui, cette phrase est chelou. Mais on est beaucoup à oublier qu’on n’est pas juste une tête. Pareil, dans ce nouveau cycle qui arrive, la (re)connexion à mon corps est primordiale. J’y vais tout entière ou j’irai pas bien loin.

10° L’entrepreneuriat est un accélérateur de développement personnel : je me confronte à mes résistances, mes blocages de manière plus intense que dans le monde du salariat. En un an, j’en ai appris plus sur moi que ce que j’aurais pu imaginer. C’est extrêmement enrichissant. Et fatiguant parfois aussi.

11° « Pour aller où tu ne sais pas, il faut passer par où on ne sait pas ». Évidence. Pas si simple en réalité (hello peurs et résistances !). Surtout quand t’as pas de carte (ou que t’en as une mais que tu sais pas t’en servir !)

12° Je (re)découvre de nouvelles ressources intérieures, des capacités presque pas soupçonnées. Bref, je reconnecte avec ma puissance. Là tu te dis « ça va les chevilles ! » (oui, ça va, merci). Par contre, l’un ne va pas sans l’autre : je me prends aussi en pleine gueule des vieilles peurs et de vieux blocages. Et là, t’as pas d’autres choix que de traverser et d’accueillir (en vrai, y’a d’autres choix, mais ils me conviennent moins).

13° Parfois, il suffit de demander ce qu’on a besoin, et la vie te l’apporte. Bon, faut quand même se lever et faire les premiers pas, hein !

14° Je me cache encore beaucoup, j’essaye de ne pas prendre trop de place. Je crois que c’est même ce que j’arrivais à faire de mieux, avant. Mais ça c’était avant.

15° J’adore le yoga aérien et les trucs en l’air de manière général. En même temps, je voulais être trapéziste.

16° Je manque de discipline et de régularité. Et je sais que ça doit changer pour cette nouvelle étape.

17° Ma vie peut tenir dans quelques cartons (essentiellement des livres et des carnets).

18° La vie berlinoise me montre que je suis et me sens profondément méditerranéenne.

19° Internet est assez génial pour se connecter à des gens merveilleux. Et après tu peux même les rencontrer dans la « vraie vie ».

20° Ne pas sous-estimer son entourage et sa capacité à accueillir nos décisions et bizarreries. Moi, je m’étais fait toute une montagne au moment d’annoncer que je créais la Bulle Exploratrice. Résultat 70% des gens ont très bien accueilli la nouvelle (genre, en mode, « ouais normal », limite vexant alors que pour moi, c’était le grand saut) et 30% s’en fiche.

21° On ne peut pas se taire indéfiniment.

22° Du coup, j’écris plus régulièrement, je me livre et je m’exprime avec de plus en plus de facilité. Et ça ne va pas aller en s’améliorant

23° Croire en ses rêves, suivre ses envies, c’est pas un concept flou. C’est possible. Par contre, il faut se retrousser les manches. Le chemin pour y aller n’est pas toujours une promenade au pays des Bisounours.

24° Parfois la vie s’accélère et faut suivre le rythme. Parfois, elle ralentit, et faut suivre le rythme.

25 ° Les choses non réglées ou les apprentissages non compris reviennent. Et là t’as 2 possibilités : soit tu dis f*** et tu continues tête baissée soit t’essaye de comprendre.

26° Parfois, j’essaye encore de faire rentrer des ronds dans des carrés. Mais je le vois de plus en plus souvent. Ou je mets de moins en moins de temps à le réaliser. Ou j’ai un problème de connexion neuronale !

27° Le lâcher-prise, c’est pas easy peasy.

28° Un co-équipier d’amour et de vie, qui soutient et encourage ton évolution, c’est précieux.

29° On n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Et si tu laisses faire, tu trouves sur ta route de délicieux « hasards ».

30° La vie, ce joyeux bordel !!

 

 

🎶 La musique derrière ces mots : Jetta  » I’d love to change the world « 

 

 

Exploratrice des temps modernes, je navigue dans mes mondes intérieurs et extérieurs, le courage et la peur en bandoulière.
J’encourage une tribu d’Explor’Actrices ☆ Explor’Acteurs à cultiver leur propre chemin, aligné avec leurs aspirations et leurs valeurs, pour se reconnecter à leurs rêves, libérer leur potentiel et activer le meilleur d’eux-mêmes !