De retour à Berlin après cette expérience à Lisbonne, j’ai été un peu discrète ici et sur les réseaux sociaux (j’ai seulement publié un peu de contenu dans mes Stories Instagram). Et pour cause… Après quelques jours plein d’énergie et beaucoup de plaisir à retrouver mon chez moi, Berlin et ses couleurs automnales, je suis tombée malade (la bonne vielle crève de changement de saison – ni vraiment en forme, ni vraiment malade au point de rester au lit). C’était aussi la semaine de mes règles.

Au début, franchement, ça m’a soûlé : j’ai regardé ma to-do list et j’avais plein de choses à faire et ça m’a énervée de me sentir ralentie dans cet élan. Puis j’ai observé que… cette situation m’allait bien en fait, voire même m’arrangeait par certains côtés !

 

Pourquoi ?

Parce que malgré la fatigue des mauvaises nuits, je me sentais dans une bonne énergie, certes ralentie, mais pas désagréable. Ce n’était pas une énergie basse qui te met en vrac et te met à terre comme je peux l’expérimenter parfois, non. C’était plutôt une énergie tournée vers l’intérieur. J’ai l’habitude de cette énergie quand j’ai mes règles mais la semaine dernière elle était décuplée par cet état grippal. Pour le coup, j’étais complétement envelopper dans ma bulle. Et je me suis rendue compte que c’était agréable et que c’était exactement ce dont j’avais besoin/envie.

 

Pourquoi ?

Parce que j’avais alors une excuse en or pour :

  • Travailler à mon rythme
  • Être moins efficace et ne pas culpabiliser pour autant
  • Me concentrer sur les choses à faire qui me donnait sincèrement envie

Tu noteras l’emploi du mot « excuse » ici. Car c’est véritablement ça. Mon état de la semaine dernière m’a autorisée à me lâcher la grappe. Et tu sais quoi ? J’ai baigné quasi toute la semaine dans une sensation de relâchement physique et intérieur. Et ça m’a fait un bien fou.

 

PAUSE : c’est drôle, parce que en écrivant ça, j’ai ma voix connasse qui me dit « c’est bien beau tout ça, mais au final tu cherches juste à justifier le fait de ne pas avoir été efficace et productive cette semaine ! ». Du coup, je viens de faire l’exercice de la to do list en rétropédalage (je ne sais pas si ça s’appelle comme ça mais j’aime bien ce nom haha). Le principe : faire la liste de ce que tu as réellement fait (au lieu de faire la liste de ce que tu dois faire). Alors, allons-y :

La semaine dernière, j’ai :

  • Après la collecte à Lisbonne, j’ai commencé la composition des boxs et correspondances lisboètes. Ceci a impliqué avant tout un tri de mon bazar créatif 😉
  • Réalisé un sondage pour emmener le projet des box « voyage et développement personnel » plus loin (tu peux y répondre ici)
  • Créé 2 offres avec une philosophie commune – je t’en parle tout bientôt
  • Fait une séance en présentiel avec ma cliente qui teste actuellement une de ces deux offres (t’as vu ce suspens !)
  • Ecrit : dans ces moments-là, plus en intériorité, j’ai toujours plein d’idées qui me viennent mais pas toujours l’énergie pour les structurer. Alors je laisse tout en vrac et je reprends mes idées progressivement par la suite.
  • Ecrit la newsletter que tu es en train de lire (en vrai, c’était hier, dimanche)
  • Trié mes photos afin d’avoir (enfin) une petite banque d’images personnelles prêtes à l’emploi.
  • Répondu à tous mes mails et messages en retard
  • Je me suis amusée avec mes Stories Instagram, en découvrant notamment de nouvelles fonctionnalités.

Pour quelqu’un qui n’a rien fait, c’est pas mal non !
(Je vais faire cet exercice de to-do list en rétropédalage toutes les semaines, c’est beaucoup plus motivant !)

 

Tout ça m’a permis de réaliser plusieurs choses :

  • Ben déjà que je ne me lâche pas assez la grappe !
  • je suis encore très souvent dans un état de tension intérieure, engendrée en partie par la culpabilité de ne pas être assez efficace, productive, alignée, douée, blablabla (liste à continuer vers l’infini et au delà). En résumé, engendré par une recherche de perfection.
    La maladie m’a donné l’autorisation de ne pas être parfaite et ne faire que ce qui me donne envie et… bizarrement, beaucoup moins de stress et de tensions !
  • Même si je suis à mon compte et que en théorie, je travaille comme et quand je veux, dans la réalité, c’est plus compliqué de trouver et de respecter mon rythme
    Encore une fois, la maladie m’a permis de me permettre de prendre soin de moi et de mon rythme (par exemple, j’ai passé pas mal de temps aux fourneaux à me préparer des bons petits plats et ça m’a fait un bien fou, à la fois de cuisiner et de bien manger – je le fais aussi quand je en suis pas malade bien sûr, mais il y a toujours une petite voix au fond qui me dit « tu pourrais faire des choses plus productives là, t’as vu ta to do list ?! »).

Donc cette expérience m’a fait prendre conscience que j’avais encore besoin d’une excuse pour travailler à mon rythme, ne pas être parfaite et ne pas culpabiliser, prendre soin de moi et faire ce que j’ai envie. Ce qui veut dire que dans mon état « normal », je ne m’autorise pas encore ça, ou du moins pas complétement.

 

Maintenant, je fais quoi avec cette prise de conscience sur les bras ?
Je ne vais pas t’enfumer, je ne vais pas te parler d’une solution miracle. Par contre, j’ai vu tout ça en moi et je sens que ça fait déjà bouger les lignes et que je vois plus clairement ce qui me prend de l’énergie. J’ai donc une conscience plus précise d’où ça bloque et je vais pouvoir agir dessus.

Je sens aussi que je ne suis pas complétement prête à lâcher ces excuses et à me donner la pleine autorisation par moi-même. C’est inconfortable de me rendre compte de ça. Mais c’est la vérité : je ne suis pas sûre d’être capable de passer une semaine comme la dernière, sans une excuse valable (est-ce que tu vois l’échelle de valeur là : être malade = excuse valable / faire comme ça me convient et comme je le sens = mouais…).
Mais c’est vrai pour moi aujourd’hui et ça ne sert à rien de le nier.

Alors qu’est-ce que je fais ? Je prends la responsabilité de ma situation et je m’engage à faire le prochain pas pour moi, pour me libérer de ce qui bloque. Dans ce cas précis, le prochain pas est de faire comme quand je suis malade, mais sans être malade. Ça veut dire que je continue sur ma lancée cette semaine, sans être malade, et que je vois ce qui se passe. Je continue mon auto-observation sur ce chemin, pour voir les zones de frottement. J’ai toute confiance dans le fait que je vais trouver de nouveaux indices et de nouvelles réalisations !

(D’ailleurs, après avoir écrit ce texte, j’ai regardé ma boîte mail et j’ai trouvé la newsletter de Lyvia Cairo qui parlait de ce sujet également. *Synchronicité* ).

 

Et toi ? Dans quelle(s) situation(s) où tu as besoin d’une excuse pour te donner l’autorisation d’agir/d’être comme tu le veux vraiment ?

Quelle est TA prochaine étape pour te libérer de cette excuse ?

Exploratrice des temps modernes, je navigue dans mes mondes intérieurs et extérieurs, le courage et la peur en bandoulière.
J’encourage une tribu d’Explor’Actrices ☆ Explor’Acteurs à cultiver leur propre chemin, aligné avec leurs aspirations et leurs valeurs, pour se reconnecter à leurs rêves, libérer leur potentiel et activer le meilleur d’eux-mêmes !