Je viens de me réveiller d’une course effrénée. Une course longue et insidieuse, qui prend ses racines dans l’enfance. Depuis l’adolescence, plus ou moins consciemment, je pensais courir APRÈS quelque chose. Alors qu’en réalité, je réalise que je courais POUR échapper À quelque chose. Une fuite en avant perpétuelle

 

J’ai toujours en ligne de mire ma vision « idéale » pour ma vie, qui s’affine avec le temps. Je pensais que mes actions étaient guidées par cette motivation depuis de nombreuses années. Sauf que… En vérité, je ne courais pas vers cette vie, je cherchais à échapper à tout prix à cette vie « médiocre » qui me faisait si peur depuis l’enfance.

 

Quelle différence, tu me diras ? Sur la destination, pas grand chose, en effet. J’ai toujours plus ou moins les mêmes ambitions, les mêmes envies quant à ma vie. Mais dans l’énergie, la différence est palpable.

 

Pour te donner une image : imagine que tu veux te rendre sur ton oasis de folie, ton havre de paix et de bonheur. Disons que ça, c’est ta destination et qu’elle se trouve à 5 jours de marche d’où tu es aujourd’hui.

 

 

Option 1

Tu es tellement pressée d’y aller que tu cours, tu cours, comme pourchassé par ce spectre de « je ne peux pas ne pas arriver à cette oasis, ma vie en dépend ». Soyons honnête, si tu cours pendant 5 jours non stop, et que tu trouves finalement cette oasis, il y a fort à parier que tu sois un brin desséché(e) et pas au top de ta forme (voire au bout de ta vie !) et que tu n’apprécies rien à l’arrivée ! On peut même légitimement imaginer qu’en arrivant, tu ne saches plus vraiment pourquoi tu courais si vite pour arriver là. Parce que bon, c’est cool cette oasis, elle est bien belle, mais là, tu pues le chacal et t’as besoin d’un nouveau cœur pour profiter de cette nouvelle vie. Mais bon, c’est cool, t’es arrivé(e), hein. Yeaaah…

 

Option 2

Tu sais où se trouve ton oasis et tu y vas peinard(e), en marchant. Tu cueilles les fleurs et les fruits, tu fais trempette. Tu profites du voyage. T’as même eu le culot d’envoyer ch*** ce spectre qui te hante et qui te soufflait « mais qu’est ce que tu fouuuus, bouge-toi, tu vas avoir une pauvre vie si tu traines comme ça, ma vieille! Viiiiiite, c’est affreeeeux ce qui t’atteeeends ! ».

Là, tu as fait pause. Tu l’as regardé dans les yeux. Tu lui as dit « Franchement, t’en fais des caisses quand même, j’avais jamais remarqué ! Merci d’avoir été là parce que j’ai fait beaucoup de choses grâce à toi, j’ai pris des décisions importantes sous ton impulsion. Mais là, tes services ne sont plus requis. Parce que agir sous l’énergie de la peur, même bien déguisée, j’ai plus envie, ça m’épuise là. Donc ne t’inquiète pas, je continue notre chemin, parce que j’ai grave envie d’y aller sur cette oasis. D’ailleurs, tu m’en voudras pas, j’ai rajouté quelques ambitions et quelques exigences à notre tableau. Mais là, c’est bon. Prends ta retraite, je m’occupe de la suite ».

 

Tu saisis la nuance ? 🙂

Une fuite, même en avant, reste une fuite. Et une fuite est par définition, empreinte de la peur. En soit, c’est pas grave. Comme je te dis, cette fuite en avant m’a permis de faire des choses vraiment chouette de ma vie (je suis partie au Canada, en partie sous cette impulsion, et ça a été une des expériences les plus transformantes que j’ai vécues). Mais, bordel, c’est épuisant ! Alors maintenant, j’essaye autre chose, une nouvelle énergie, une nouvelle puissance. Avec toujours dans mon coeur, cette oasis que je nourris.

 

 

 

Et toi, qu’est-ce qui te court après ? 😉

 

 

 

 

 

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Exploratrice des temps modernes, je navigue dans mes mondes intérieurs et extérieurs, le courage et la peur en bandoulière.
J’encourage une tribu d’Explor’Actrices ☆ Explor’Acteurs à cultiver leur propre chemin, aligné avec leurs aspirations et leurs valeurs, pour se reconnecter à leurs rêves, libérer leur potentiel et activer le meilleur d’eux-mêmes !